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Les Inégalités Régionales et Sociales dans l’Enseignement Supérieur

La question des inégalités dans l’accès à l’enseignement supérieur était, en Tunisie, une
question taboue. Il y avait une absence totale de volonté de se pencher sur cette question. Et le système d’information, qui constitue l’un des points faibles de la gouvernance du secteur de l’enseignement supérieur, ne permet pas aujourd’hui de suivre l’origine sociale des étudiants.
Il n’existe aucune information officielle –publiée ou non- sur la question.
La première fois, que la question a été posée le fut en novembre 2003, quand la
Banque Mondiale évoqua la question dans « Revue des Politiques Economiques »
relative à la Tunisie. Ce Rapport de la Banque Mondiale mettait l’accent sur la
polarisation qui commençait à caractériser l’enseignement entre les filières courtes et les
filières longues « d’excellence »: «Le système d’éducation supérieure est en train de devenir dual avec des « filières élitistes » et des « filières de masse ». En fait, certaines filières (telles que les études de médecine et d’ingénieur) sont plus sélectives et limitées aux meilleurs élèves alors que les filières généralistes (comme la littérature, les sciences
sociales) sont accessibles à tous et à toutes. ».

Ce dualisme n’est dénoncé que dans la mesure où probablement il, recouvre pour la Banque, une discrimination sociale inquiétante : « L’accès à une éducation élitiste dépend largement des conditions économiques et sociales des étudiants. Cette dualité est aggravée par le fait que les filières généralistes souffrent d’un manque de ressources. Il est essentiel d’assurer que toutes les filières sont accessibles à tous les étudiants, indépendamment des facteurs socio-économiques. » (P. 76)
Lutter contre les inégalités sociales et régionales n’est pas seulement une affaire d’équité. Ce qui est en général admis est que la primauté en matière de développement réside dans les ressources humaines des pays. Ceci est vrai à l’échelle des pays et l’est aussi à l’échelle des régions au sein d’un même pays. Les régions défavorisées ne connaîtront pas de réel
développement sans développement de leur capital humain, et il ne servira pas à grand-chose de « greffer » des projets à coups d’investissements si ces régions ne disposent pas d’un capital humain capable de mener le développement.

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