Contexte de transition économique oblige, la Tunisie est en période de faible croissance et les voies pour remonter la pente sont claires : réussir la mise en place des réformes économiques et booster les moteurs de croissance ; ce qui revient à consolider l’existant mais aussi à établir de nouveaux partenariats. Toutefois, ces deux conditions ne sont pas évidentes à mettre en œuvre. D’une part, les réformes nécessitent des ressources importantes, autant financières qu’humaines. D’autre part, établir un ou plusieurs partenariats stratégiques nécessite une vision et une volonté politique claire, concrétisées par une stratégie bien élaborée.

L’Europe est le premier partenaire économique de la Tunisie.  Néanmoins, l’économie européenne stagne depuis plusieurs années, dans un contexte politique difficile qui voit se multiplier les crises, (crise en Ukraine, Brexit, dette grecque, crise des migrants, …).

L’arrimage de l’économie tunisienne à l’Europe a-t-il montré ses limites, même si la Tunisie a réussi tant bien que mal à équilibrer ses échanges commerciaux avec l’Union Européenne? De même, il est à souligner que la Tunisie enregistre le tiers de son déficit commercial avec un seul partenaire : La Chine.

Ayant déjà soulevé lors des éditions précédentes du Tunis Forum, la question des rapports économiques avec l’Europe, les pays du Maghreb et l’Afrique, cette cinquième édition abordera les relations économiques de la Tunisie avec la Chine, le 07 juillet 2017, à la Maison de l’Entreprise, sous le thème:

TUNISIE – CHINE : UN PARTENARIAT D’AVENIR

En effet, l’économie chinoise, traditionnellement portée par les investissements publics et l’exportation, est elle-même en transition accordant plus d’importance au secteur des services et enregistrant un net recul de la consommation, n’étant plus le premier moteur de croissance. Une surcapacité industrielle, un endettement record et une croissance en ralentissement par rapport aux prévisions, combinés à une augmentation du coût de la main d’œuvre et une perte de compétitivité conduisent à un repositionnement de son économie et une révision de sa stratégie industrielle.

Pour opérationnaliser cette stratégie, la Chine a lancé le projet de la Nouvelle Route de la Soie, un maillage d’infrastructures diverses pour faire émerger un empire commercial sur l’ensemble des continents. Pour cela la Chine s’est dotée d’un bras financier, qui n’est autre que la Banque Asiatique d’Investissement pour les Infrastructures.

La Tunisie pourrait-elle trouver sa place sur cet axe ? Bénéficiant de sa proximité géographique et commerciale avec l’Europe et de son ouverture sur le Maghreb et l’Afrique, et offrant une main d’œuvre qui reste comparativement compétitive en particulier en termes de compétences.

Cette édition du Tunis Forum tournera autour de trois sessions dont l’objectif sera, de prime abord, faire un état des lieux de la balance commerciale, révélant les motivations quant au choix de cette thématique. Ensuite, nous nous concentrerons, lors de la deuxième session, sur les secteurs potentiels pour lesquels le partenariat peut présenter un avantage comparatif intéressant. Enfin, la journée sera clôturée, par une troisième session, mettant l’accent sur les outils nécessaires à l’opérationnalisation d’une stratégie d’intégration.

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